Seconde Guerre Mondiale Une Guerre Totale Dissertation Examples

« Le bilan de la Seconde Guerre mondiale (1945 – 1947) »

Correction de la composition d’Histoire. / Plan détaillé. 

▐ INTRODUCTION

                La 2 septembre 1945 le Japon capitule devant les puissances occidentales. Le même jour le Vietnam d’Hô-Chi-Minh proclame son indépendance profitant de l’affaiblissement de la France, puissance de tutelle. Ainsi le même jour un monde nouveau s’ébauche sur les ruines d’un monde ancien : décolonisation, domination des États-Unis, déclin de l’impérialisme européen. Le bilan de la Seconde Guerre mondiale semble tout entier contenu dans cette conjonction d’événements.

                La Seconde Guerre mondiale commencée en Europe le 1er septembre 1939 par l’invasion de la Pologne par les armées nazies s’achève 6 ans plus tard en Asie le 2 septembre 1945 par la capitulation du Japon : pour la première fois de son histoire le Japon est occupé par une armée étrangère. En six ans l’épicentre du monde a basculé de l’Europe vers l’Asie consacrant au passage la superpuissance des deux géants riverains : les Etats-Unis sur la rive orientale du Pacifique et l’URSS sur la rive occidentale. L’année 1947 est celle d’une autre recomposition : la proclamation des doctrines Truman (mai 1947) et Jdanov (octobre 1947), la mise en place du plan Marshall d’aide américaine à l’Europe, les répressions coloniales (Madagascar, Indochine…) comme les indépendances (Indes) scellent la fin de la « Grande alliance » de 1941. La Seconde Guerre mondiale est bien finie : la « Guerre froide » commence.

                Comment le monde a-t-il pu passer en moins de deux ans des protestations d’amitiés éternelles succédant à une guerre mondiale et totale dont il avait eu tant de mal à sortir, à une autre guerre tout aussi mondiale, tout aussi totale et tout aussi meurtrière, la « Guerre froide » ?

                Nous verrons comment sur tous les plans le Monde est passé rapidement et insensiblement d’une guerre à l’autre que se soit par ses choix en matière de reconstruction (Ière partie) ou ses choix en matière de réorganisation des relations internationales (IIe partie) ou bien sur sa gestion de la question coloniale (IIIe partie).

▐ CONCLUSION

                En 1947 le Monde, ayant à peine entamé sa reconstruction, entre dans une nouvelle guerre mondiale, totale et meurtrière : la « Guerre froide ». Et la Seconde Guerre mondiale ne sert plus de repoussoir mais de guide-mémoire pour des combattants qui tuent, à nouveau, prioritairement les civils. Et là encore ceux qui sont résistants pour les uns sont terroristes pour les autres. Comme si la Paix n’avait été qu’un rêve de deux ans.

▐ LISTE DES SUJETS ASSOCIÉS

  • « Le bilan de la Seconde Guerre mondiale. »
  • « Le bilan de la Seconde Guerre mondiale en Europe. »
  • « 1945, année zéro ? »
  • « Les Trente glorieuses (1945 – milieu des années soixante-dix). »
  • « 1945 – 1947 : la naissance de la Guerre froide ? »
  • « Les relations internationales (1945 – 1947) »

▐ DÉVELOPPEMENT

I. DESTRUCTION. / (1945 – 1947) : UN MONDE DÉTRUIT EN DIFFICILE RECONSTRUCTION. / 

1. Le bilan matériel et politique de la Seconde Guerre mondiale (1939 – 1945) : la destruction des structures anciennes.

1°) Le bilan matériel de la Seconde Guerre mondiale, bilan de 6 années d’une guerre totale.

1/ Des destructions matérielles sans précédent qui paralysent le relèvement des Etats. 

2/ Le Plan Marshall (1947) et la naissance de deux projets européens.

2°) Le bilan politique de la Seconde Guerre mondiale : la faillite des idéologies totalitaires et la réorganisation politique du Monde. 

1/ La démocratie sort renforcée : symboliquement la première république occidentale (Les Etats-Unis) ont détruit le plus puissant totalitarisme fasciste (le IIIe Reich).

2/ La nouvelle carte du monde reste floue à la jonction des blocs (Grèce, Chine). 

2. Le bilan humain et moral de la Seconde Guerre mondiale : la crise de la culture occidentale. 

1°) Le bilan humain de la Seconde Guerre mondiale : le concept même de guerre totale est condamné mais les Etats-Unis gardant le monopole de la Bombe déséquilibrent les relations diplomatiques. 

2°) Le bilan moral de la Seconde Guerre mondiale : la culture occidentale invalidée par les vainqueurs comme les vaincus. 

II. RÉORGANISATION. / (1945 – 1947) : UN MONDE ORGANISÉ PAR DE NOUVELLES INSTITUTIONS INTERNATIONALES MAIS DOMINÉ PAR DEUX GRANDS, LES ÉTATS-UNIS ET L’URSS. / 

1. La naissance d’un arbitrage international dans les domaines économiques, politique et judiciaire. 

1°) La naissance d’une justice internationale. 

1/ L’Organisation des Nations Unies (26 juin 1945). Principes et fonctionnement.

2/ Les grands procès militaires de l’après-guerre : Nuremberg (1945-1946) et Tokyo (1946-1947). Réussites et limites d’une justice pénale internationale.

2°) La naissance d’un système économique international. 

1/ La conférence de Brettons Wood (1944) et la naissance d’un système monétaire international.

2/ Les nouvelles institutions économiques internationales : la Banque mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI) garant de la prospérité pour tous ?

2. L’affirmation définitive des deux arbitres internationaux, les États-Unis d’Amérique et l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS), et la fin de la « Grande Alliance ».

1°) Les deux vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale : les États-Unis et l’URSS. 

1/ Les États-Unis d’Amérique, la puissance technique et financière du monde nouveau.

2/ L’URSS, la puissance idéologique et géopolitique.

2°) Les étapes de la rupture. 

1/ Les grandes conférences interalliées et la naissance du soupçon : de Yalta à Potsdam.

2/ Du « rideau de fer » (1946) aux doctrines Truman (mai 1947) et Jdanov (octobre 1947).

III. DÉCOLONISATION. / (1945 – 1947) : UN MONDE ANCIEN S’EFFONDRE, UN MONDE NOUVEAU ÉMERGE. 

1. Les prodromes et les causes immédiates de la décolonisation.

1°) Les mouvements indépendantistes de 1945.

1/ Les Philippines des Etats-Unis : ouverture du mouvement d’indépendance (1945).

2/ Les « événements » des 8 mai 1945 à Sétif (Algérie) et 2 septembre 1945 (Vietnam) et l’autisme des métropoles face au consensus américano-soviétique.

2°) Les causes immédiates de la décolonisation. 

 1/ L’échec humain et social du système colonial comme de l’idée coloniale. (1919 – 1939)

2/ Les promesses de guerre : les colonies échangent leur aide contre des promesses d’indépendance (1942 – 1945).

2. Les premières émancipations et la naissance de la « guerre coloniale ».

1°) Les premières émancipations. 

1/ Les indépendances attendues : 1945, l’émancipation des mandats de la SDN au Proche-Orient (Syrie et Liban).

2/ Les indépendances spectaculaires : Les Indes néerlandaises (1946) et les Indes britanniques (1947) nouvelles puissances asiatiques.

2°) La naissance de la « Guerre coloniale » : les guerres coloniales, premier champs de bataille de la « Guerre froide » ? 

1/ Les guerres coloniales en Asie : la répression à Madagascar (1947) et la guerre d’Indochine (1946-1954).

2/ La naissance de la question palestinienne.

▐ PASSER DU PLAN DÉTAILLÉ AU PARAGRAPHE RÉDIGÉ

2. L’affirmation définitive des deux arbitres internationaux, les États-Unis d’Amérique et l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS), et la fin de la « Grande Alliance ». 

1°) Les deux vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale : les États-Unis et l’URSS. 

1/ Les États-Unis d’Amérique, la puissance technique et financière du monde nouveau.

2/ L’URSS, la puissance idéologique et géopolitique.

 2°) Les étapes de la rupture. 

1/ Les grandes conférences interalliées et la naissance du soupçon : de Yalta à Potsdam.

2/ Du « rideau de fer » (1946) aux doctrines Truman (mai 1947) et Jdanov (octobre 1947).

 

Si les nouvelles organisations sont mises en place pour assurer une gestion multilatérale des questions internationales, le monde est bien dominé par la puissance des deux « grands » : les Etats – Unis et l’URSS. Les Etats-Unis incarnent l’idéal libéral en politique comme en économie. D’ailleurs leur suprématie dans ce dernier domaine est absolue : leur monnaie est la monnaie de référence pour les taux de change, ils possèdent les deux tiers des stocks d’or et la moitié de la production industrielle. L’URSS bénéficie du double statut de martyre et de résistante : son prestige international est immense y compris en Europe de l’Ouest et aux Etats-Unis mêmes. C’est pour celaqu’il est très difficile aux observateurs de faire prendre conscience au monde de la duplicité russe. Au mépris des engagements pris à Yalta (février 1945) et Potsdam (Mai 1945) Staline mène une répression contre les opposants à la présence soviétique. Churchill à l’université de Fulton (Missouri) dénonce publiquement ce « rideau de fer » tombé de la Baltique à l’Adriatique. Comprenant enfin que la guerre a commencé, Harry Truman président des États-Unis déclare dans une allocution (mai 1947) que l’URSS est l’ennemi à contenir. Jdanov, idéologue du Kremlin répond pour les 30 ans de la Révolution de 1917 : il désigne les États-Unis et leurs alliés comme les ennemis des socialistes. La « Guerre froide » débute officiellement. 

© Erwan BERTHO (2009, 2010, 2015, révision juin 2017)

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2deGMale 2.0 avec fiche méthode le paragraphe

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COMPOSITION

 La Seconde Guerre mondiale (1939-1945) : guerre d’anéantissement et génocide des juifs et des Tziganes. 

Vous montrerez dans quelles mesures on peut affirmer que la Seconde Guerre mondiale fut une guerre d’anéantissement. Vous réserverez un moment particulier de votre réflexion à l’analyse de la destruction des juifs et des Tziganes d’Europe. 

                 La Seconde Guerre mondiale (1939-19145) est une guerre d’anéantissement caractérisée par la forte proportion des civils parmi les victimes de guerre (entre 55% et 65% selon les régions) et par le génocide perpétré par les nazis et leurs alliés contre les juifs et les Tziganes. Commencée en Asie par l’invasion de la Chine du Nord par les armées impériales nippones (Massacre de Nankin, 1937) et poursuivie par l’invasion de la Pologne par les armées nazies (septembre 1939) elle devient véritablement mondiale lors de l’entrée en guerre des États-Unis d’Amérique agressés à Pearl Harbour (7 décembre 1941). Quels sont les visages de cette guerre ? Nous verrons comment cette guerre d’anéantissement se caractérise d’abord par une violence radicale (Ière partie) avant de voir (IIe partie) comment cette volonté d’anéantissement culmine avec le génocide perpétré contre les juifs et les Tziganes d’Europe.

*         *         *

                La Seconde Guerre mondiale (1937 / septembre 1939-2 septembre 1945) est une guerre d’anéantissement. Son bilan humain effroyable (65 millions de morts) suffit pour s’en convaincre. Elle se caractérise de bout en bout par une violence extrême perpétrée par et à l’encontre des populations civiles et militaires. Cette violence extrême est bien sûr le résultat d’une mobilisation humaine, scientifique et économique hors du commun. Près de 90 millions d’hommes sont mobilisés, dont 35 millions pour la seule URSS. La main d’œuvre est également sollicitée : une importante culture de guerre permet d’embrigader des millions d’ouvriers (30 millions en Allemagne et 55 millions aux États-Unis). Les armes produites sont de plus en plus létales : fusils d’assaut, mines, grenades à main, lance-flammes imaginés durant la Première Guerre mondiale (1914-1919) sont perfectionnés. La fin de la guerre voit l’arrivée des avions à réaction (Messerschmitt Me 262) des fusées balistiques (V1 et V2), des bombardiers lourds (Comme le B17 et ses 10 tonnes de bombes embarquées), et évidemment de la bombe atomique. Les civils sont les premières victimes des combats (42 millions de morts dont 16,5 millions de Chinois) : le bombardement de Dresde (Allemagne, 13-15 février 1945) tue 70,000 personnes, celui d’Hiroshima (Japon, 6 août 1945) en tue près de 100,000 la 1ère semaine, dont plus de 50,000 suite aux radiations, près de 2 millions de femmes allemandes seront victimes de viols lors de l’avancée de l’Armée Rouge (1945-1946) … Les territoires de l’URSS sont particulièrement visés : l’Ukraine perd 33,000 villages, brûlés par la Wehrmacht. La « Guerre à l’Est » atteint des degrés de violence inouïs : les Soviétiques exécutent froidement entre 1939 et 1940 près de 15,000 officiers polonais capturés en 1939, les Nazis laissent mourir de faim près de 3,5 millions de prisonniers soviétiques. Mais l’horreur est présente partout. Les unités nazies rapatriées entre 1943 et 1944 sur le front de l’Ouest y amènent leurs habitudes de guerre : c’est le massacre des « Fosses ardéatines » (Italie, 1943) ou celui du village d’Oradour-sur-Glane (France, 10 juin 1940), dont la population est massacrée par la division Waffen SS Das Reich. En Extrême-Orient les marches à la mort de prisonniers australiens et néo-zélandais orchestrées par les autorités japonaises tuent des milliers de prisonniers, les femmes coréennes sont déportées et contraintes à la prostitution forcée (Scandale des « femmes de réconfort »), les prisonniers chinois et coréens servent de cobayes à des expériences soi-disant scientifiques (Scandale de « l’Unité 731 »). Les marins des navires coulés par les torpilles des sous-marins sont abandonnés à leur sort sur directive des hiérarchies militaires des deux camps. Systématiquement les « lois de la guerre » sont bafouées. Plus que le résultat d’une possibilité technique, plus que le résultat d’une culture de guerre de la « victoire à tous prix », la Seconde Guerre mondiale est une guerre d’anéantissement car elle est une guerre idéologique. Contrairement à la Première Guerre mondiale (1914-1919) qui pouvait encore passer pour une guerre impérialiste, la Seconde Guerre mondiale voit s’affronter des idéologies violemment opposées (La Nazisme contre le bolchévisme, la dictature contre la démocratie) et qui ne voient de salut que dans l’anéantissement de l’ennemi. C’est ainsi par exemple que les nippo-américains sont systématiquement internés dans des camps de concentration après, le plus souvent, avoir été spoliés de leurs biens, parfois conséquents. Mais la guerre d’anéantissement menée par les Alliés (États-Unis, Grande-Bretagne, URSS, Chine, France et leurs alliés), où il s’agit d’anéantir les supports politiques et économiques d’une idéologie abhorrée, ne vise pas l’anéantissement des populations. Pour les Nazis la « Guerre à l’Est » vise à la destruction d’une culture (La culture russe qu’ils jugent trop métissée d’éléments « asiatiques »), d’une idéologie (Le « judéo-bolchévisme », car pour les Nazis le bolchévisme est le paravent des juifs) par la destruction d’un peuple : les slaves. Ainsi le général von REICHENAU, aux troupes de la VIe armée allemande, déclare le 10 octobre 1941 : « […] Le but essentiel de la campagne contre le système judéo-bolchévique est la destruction totale de ses instruments de domination et l’élimination de l’influence asiatique sur la sphère européenne. […] ». Les populations civiles sont pensées comme un simple élément de la machine de guerre : « […] Nous n’apercevons absolument pas d’obligation de nourrir le peuple russe […] » affirme Alfred ROSENBERG deux jours avant le déclenchement de l’invasion de l’URSS (22 juin 1941, Opération Barbarossa). Mais c’est le génocide des juifs et des Tziganes d’Europe qui apparaît comme le paroxysme de l’extrême violence.

                 Entre 1939 et 1945 50% de la population juive mondiale et 75% de la population Rom ont été exterminés par les Nazis et la collaboration de leurs alliés. La volonté délibérée de détruire un peuple et sa culture et la réalisation de cette volonté avec le concours de l’État caractérisent le crime de génocide. Plus de 6 millions de juifs européens et de Tziganes (240,000) sont morts pendant la Seconde Guerre mondiale, victimes de génocide (Dont 50% pour la seule année 1942). La répression contre les Tziganes a commencé tôt : en Allemagne dès la conquête du pouvoir par les Nazis (30 janvier 1933, Adolf HITLER Chancelier d’Allemagne) les Tziganes sont victimes de persécution, arrêtés et finalement exécutés par la faim, le surtravail ou les exécutions sommaires. Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale en Europe (septembre 1939, invasion de la Pologne par les Nazis et les Soviétiques) donne une autre ampleur à la politique d’extermination des juifs et des Tziganes pensée par les Nazis (Mein Kampf. , Adolf HITLER, 1925, Munich). La conquête rapide d’immenses territoires à l’Est (1941-1942) a jeté dans les bras des Nazis des millions de juifs européens (Pologne, Biélorussie, Ukraine, Pays baltes et Russie). L’intention de détruire les juifs (Raoul HILBERG, La destruction des juifs d’Europe. , ) est manifeste : les Einsatzgruppen (Bataillons de gendarmes, de soldats et de policiers encadrés par des membres de la SS) et leurs Sonderkommandos (Compagnies chargées des exécutions de masses) suivent les armées allemandes. Ces unités de tuerie mobiles réalisent ce qu’on nomme la « Shoah par balles » (1,5 millions de morts). Le massacre du ravin de BABI YAR (près de Kiev en Ukraine, URSS, 30 septembre 1941) fait près de 35,000 victimes. Depuis la prise du pouvoir par les Nazis la machine génocidaire s’est progressivement renforcée : la création du RSHA (Office Central de Sécurité du Reich) met entre les mains des fanatiques du régime les instruments de répression. HEYDRICH et HIMMLER commandent l’ensemble des forces de police et d’espionnage du Reich dont la tristement célèbre GESTAPO (Police Secrète d’État). Des hommes obscurs mais zélés (EICHMANN, responsable du service des affaires juives) orchestrent au sein du RSHA l’identification des juifs (septembre 1941, port de l’étoile jaune), l’exclusion des juifs de leurs communautés nationales (Lois de Nuremberg, 1935, lois françaises antijuives dès juillet 1940), puis le ghettoïsation (À Drancy en France après la « Rafle du Vel d’Hiv », 1942), leur déportation (octobre 1941, grâce à la complicité des sociétés nationales de chemin de fer comme la Reichsbahn ou la Société Nationale des Chemins de Fer, SCNF) puis leur exécution dans des « camps de la mort » (Les camps d’extermination de Treblinka, Sobibor, Maidanek, Auschwitz, Chelmno et Belzec). Chaque étape amène son lot de victimes. La vie dans les ghettos est effroyable et ceux de Lublin et de Varsovie (Pologne) sont de véritables mouroirs. Les convoyages en train entraînent souvent des taux de mortalité de plus de 20%, la folie guettant les survivant dans des voyages de près de 10 jours où les morts et les vivants se côtoient au milieu des déjections. À l’arrivée une « sélection » envoie les femmes, les vieillards et tous les enfants immédiatement vers les chambres à gaz. Le Zyklon B, produit et livré par la IG FARBEN (Un conglomérat industriel nazi), y tue des milliers de victimes en quelques minutes. Des détenus sont chargés d’emporter les corps délestés de leurs dents en or et de leurs cheveux vers les crématoriums (Auschwitz) ou les fosses (Treblinka) pour réduire les corps en poussière. Le système de mort industrielle a largement été conçu par Rudolf HÖSS, commandant du camp d’Auschwitz. Les Nazis tiennent particulièrement à la réification des victimes : des cheveux les nazis font des tissus, des cendres du savon. Comme si les juifs ne pouvaient servir que morts. La conférence tenue à Wannsee, dans la banlieue chic de Berlin,  définit les objectifs de la « Solution finale du problème juif », c’est-à-dire l’extermination de la population juive d’Europe. Les populations non-juives sont, la plupart du temps (À l’exception notable du Danemark), passives car le vieux fond antisémite et anti judaïque européen est encore très fort. Les régions européennes de pogroms au XIXe siècle sont celles qui participent le plus au génocide. 97% des juifs lituaniens, 90% des juifs polonais et 75% des juifs tchèques sont morts. Les populations juives ainsi isolées tentent des révoltes (Comme le rapporte Primo LEVI dans Si c’est un homme.) mais sans espoir. En 1943 une centaine de jeunes combattants juifs polonais du ghetto de Varsovie de soulèvent. La répression est impitoyable. La population polonaise n’a pas bougé. En 1944 alors que tout est perdu Auschwitz exécute encore 440,000 victimes. Quand les armées alliées s’approchent des camps les SS emmènent les détenus dans de longues marches qui voient encore des dizaines de milliers de détenus mourir. Seule la fin de la guerre marque la fin du processus d’extermination.

*         *         *

                Cette guerre d’anéantissement donne naissance à la justice pénale internationale : les dirigeants nazis et les tenants du militarisme japonais sont jugés lors de deux procès internationaux. Le procès de Nuremberg (1945-1946) juge les dirigeants nazis et celui de Tokyo (1946-1948) juge les dirigeants japonais. Pour la première fois des idéologues sont jugés responsables des crimes commis au nom de leurs idées.

© Erwan BERTHO (2013, 2014, juin 2017)

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COMPOSITION HISTOIRE corrigée 4 Une guerre d’anéantissement

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